09.11.2009

Retour au quartier lointain

Ca fait plus de trois mois maintenant que je suis rentrée à Bruxelles. Et que je n'ai donc plus vraiment de motivation à écrire sur un blog s'appelant Zoé au Brésil. Ce temps là est passé. Acabou o Brasil.

Le retour fut chouette. J'étais contente de retrouver Bruxelles ma belle, mes amis, mes habitudes, le Pantin et l'Athenée, la Chaussée d'Ixelles et la rue de la Victoire, le bus 71 et le tram 81, le musée du cinéma et la HOB, le Botanique et la Compilothèque, les croissants de chez Vermeulen et les éclairs au chocolat de Renard. Contente de retrouver mon vélo vert et mes moufles tueuses.

Ces trois mois ont donc passé comme l'éclair. Ce n'est que maintenant que je ressens quelque saudade du Braziouw. J'aimerais manger une coxinha de frango avec plein de ketchup, avoir mon pare-brise lavé à un feu rouge, me balader au mercado da Casa Amarela et discuter avec les petits vendeurs de disques, rigoler avec Ethel et Martina en fumant des cigarettes qui font rire, regarder les beaux surfeurs à Maracaipe, rouler à tout berzingue sur la BR232, taper la causette avec les voisines de la rua tres de Gloria do Goita, manger de la macaxeira com charque bien grasse, ramasser les mangues au Serta, mettre mon doigt dans une casserole de doce de leite de Dona Maria, danser toute la nuit sur du Coco, acheter plein de livres à la livraria Cultura, prendre les combis pour aller à Vitoria... Ce genre de choses quoi.

Mais bon, it's over.

Je me tate encore pour savoir si je vais de temps en temps poster ici. En tout cas, même en ne postant rien, je reçois encore 50 visites par jour en moyenne. Ce qui est énorme.

08:16 Ecrit par Zouchka | Lien permanent | Commentaires (6) |

26.08.2009

intriguant

13:38 Ecrit par Zouchka dans Pure info! | Lien permanent | Commentaires (1) |

14.06.2009

Toi aussi tu peux fêter la São João à la maison

 

 

Pamonhaimages.jpg
La pamonha est la nourriture typique des Festas juninas. Elle est préparée avec du maïs vert rapé, auquel on ajoute du sucre, du lait de coco et bouillis dans de l'eau chaude dans de petits sacs fait des feuilles de l'épi de maïs, La pamonha peut aussi être salée.

A pamonha é comida típica do ciclo junino. É preparada com milho verde ralado, temperado com açúcar, leite de coco, e colocadas em saquinhos feitos com a palha do milho verde e cozinhada em água fervendo. No sertão, a pamonha, é também, servida salgada acompanhando galinha de capoeira guizada ou à cabidela.

 

Ingredients :
24 épis de maïs avec leurs feuilles

Sucre à volonté

Suffisament de lait

1 pincée de sel

 

24 espigas de milho verde palha de milho (ainda verde) açúcar a gosto (700 g, mais ou menos) leite o quanto baste 1 pitada de sal

Préparation :


- Nettoyer les feuille des épis et en faire des petits sacs, en fermant une des extrémité.

Lavar as palhas de milho. Fazer saquinhos, fechando uma das extremidade.

-Raper les grains de maïs et mixer avec le sucre et le sel, en mouillant avec le lait. Passer le mélange dans une passoire pas trop fine. Ajouter la cannelle.

Ralar as espigas de milho, cruas. Colocar no liquidificador, junto com o açúcar e o sal, molhando com leite. Bater, passar por uma peneira grossa. Temperar com canela.

 

- Placer le mélange dans les petits sacs, refermer et faire cuire dans l'eau bouillante. Quand les feuilles sont jaunes, c'est que c'est prêt. Servir chaud ou froid.

Despejar a mistura dentro dos saquinhos de palha. Dobrar e amarrar com um barbante.
- Cozinhar os saquinhos em bastante água fervente. Quando a palha estiver amarela, está cozido. Escorrer e servir quente ou fria.


Canjica

imacccges.jpgC'est aussi un des plats typiques des festas juninas. C'est un espèce de flan, à base de maïs rapé, de sucre et de lait de coco. Il est servi saupoudré de cannelle.

É um dos pratos típicos do ciclo junino. De consistência cremosa, a canjica é preparada com milho verde ralado, açúcar e leite de coco. É servida polvilhada com canela. É conhecida no Sul do País como curau.



Ingredientes:
25 épis de mail

1 tasse et demie d'eau

3 noix de coco

sel, cannelle

1 tasse de sucre

 

25 espigas de milho verde
1 e ½ xícara de água 
03 côcos 
sal a gosto
01 xícara de açúcar
canela em pó para polvilhar 

Préparation (attention c'est un peu compliqué)

Egrenez le maïs. Mixez les grains avec l'eau, jusqu'à obtenir une purée. Enlevez les petites peaux des grains en passant la purée dans une passoire.

Mettez la purée dans un linge fin afin d'en retirer le jus que vous réservez.

Ouvrez les noix de cocos, retirez-en la chair et rapez-la. Dans un linge fin, pressez la chair afin d'en extraire le jus que vous réservez (1).

Mélanger la chair de coco avec le jus du maïs et pressez à nouveau pour obternir un lait maïs coco (2).

Dans une grande casserole mélangez la purée de maïs avec la moitié du lait de maïs coco (2) et mettez sur feu vif, en mélangeant et en rajoutant petit à petit le reste du lait maïs coco. Mélangez bien, jusqu'à ébullition. Ajouter le jus du coco (1) que vous avez réservez et continuez à mélanger jusqu'à obtention d'une mixture épaisse. Rajoutez un peu de sel et le sucre. Retirez du feu. Mettez le mélange dans un plat et laissez refroidir.

Au moment de servir, saupoudrez de cannelle.

Preparo:
descasque as espigas de milho e, com uma faca afiada, corte os grãos rente ao sabugo. No copo do liqüidificador, coloque os grãos aos poucos e, juntando a água devagar, triture até obter um purê. Passe o purê numa peneira apoiada numa tigela para eliminar as casquinhas do molho. Em seguida, coloque a massa peneirada num pano fino e esprema bem. Coloque o caldo obtido numa travessa grande e deixe descansar até a massa de milho se separar no líquido. Quebre os côcos, descasque e rale. Esprema a polpa ralada num pano fino para retirar o leite grosso e reserve numa tigela. Retire o líquido que se separou da massa de milho, junte ao côco ralado e esprema novamente para retirar o leite ralo. Reserve em outra tigela. Numa panela grande, misture a massa de milho com metade do leite ralo, leve ao fogo brando e cozinhe, mexendo sempre com uma colher de pau. Junte o leite ralo restante devagar, sem parar de mexer, até a mistura começar a abrir bolhas. Acrescente o leite grosso e continue mexendo até a mistura ficar espessa. Tempere com um pouquinho de sal, acrescente o açúcar e misture bem. Tire do fogo. Coloque a canjica numa fôrma de 20 cm de diâmetro e deixe esfriar completamente. Desenforme num prato de servir, polvilhe com canela e leve à mesa.




11:56 Ecrit par Zouchka dans Bouts de Brésil | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : canjica, pamonha, festas juninas |

festas juninas (95)

 

Dans le Nordeste, si le carnaval est plus ou moins fêté selon les endroits, il est un autre mois qui voit les nordestinos perdre la tête: les festas juninas, ou fêtes de juin, qui rendent hommage aux trois saints: Saint Jean, Saint Antoine et Saint Pierre. Ces célébrations ont été amenée au Brésil par les portugais. Durant tout le mois de juin, le Nordeste vit au rythme des quadrilhas (danses calquées sur les quadrilles européennes), les fogueiras, la dégustation de maïs à toutes les sauces, et surtout, du Forro.

Le forro

Il existe plusieurs types de forro, mais le vrai, l'original, c'est le Forro Pé de Serra (à ne pas confondre avec le forro électrique qui n'a plus que peu de choses à voir avec l'esprit d'origine de cette musique). Le pé de serra, c'est un accordéon, un triangle et une "zabumba" (petite caisse, utilisée aussi dans la batucada) - jouée avec un contretemps. J'aime bien l'écouter, mais j'ai encore du mal à le danser. Caruaru est la capitale mondiale du Forró. Comme Recife est la capitale mondiale du Frevo. L'accessoire indispensable du forró, et de la São João, c'est le petit chapeau...


La São João

São João (saint Jean) compte parmi les fêtes les plus populaires du Brésil. Partout, des bals et des feux de joie et/ou d'artifice sont organisés. L'une des plus grandes célébrations du monde a lieu à Campina Grande (Etat de Paraíba), où des milliers de fêtards dansent le forró, autour d'un feu de joie. À Caruaru (État de Pernambuco) les gens font un feu de 12 mètres de haut. À Salvador, le vieux quartier du Pelourinho, décoré et illuminé, sert de cadre à plusieurs bals populaires.Au Brésil, le 24 juin ne marque pas le début de l'été, mais de l'hiver, saison des pluies au Nordeste. Donc, dans le « sertão » semi-aride de Campina Grande et Caruaru, la fête est plutôt liée à l'arrivée de la pluie salvatrice. La Saint-Jean, importé de l'Europe par les Portugais, s'est enrichie de couleurs locales : l'origine rurale de la fête est rappelée d'une façon ludique dans les grandes villes. Au Nordeste, ce peut être la réplique d'un village typique de la zone rurale, avec des maisons simples colorées qui vendent les spécialités régionales. On profite « du froid » pour manger et boire des plats très chauds qu'on déguste presque exclusivement lors de cette fête : le quentão, la canjica, etc. Quelle que soit la ville de pays, il y a toujours des banderoles colorées pour orner les rues. Dans les fêtes plus intimes, tout le monde se déguise en « caipira », un personnage campagnard présent à l'imaginaire de tous les Brésiliens. Les filles s'habillent de robes colorées ornées de dentelles et bandes, couettes et taches de rousseur faites avec un crayon de maquillage. Les hommes portent toujours une chemise à carreaux, un pantalon rafistolé et un chapeau de paille

Le Bumba meu Boi

Parmi les grandes célébrations figure le Bumba Meu Boi de São Luis, dans le Maranhão.

Cette fête populaire a lieu dans de nombreuses régions du Brésil, et principalement dans le Nordeste. Les dates varient selon les endroits.
Le plus célèbre Bumba-meu-Boi se déroule à São Luis do Maranhão lors de la Saint-Jean, dans une atmosphère carnavalesque et bon enfant. Cette sorte de représentation théâtrale dansée est l’une des expressions culturelles les plus diffusées dans le pays, après le carnaval.
Le bumba-meu-boi honore un boeuf dont on célèbre la mort et la résurrection. La tête du boeuf, utilisée lors des processions, est faite en bois et couverte de poils. Son corps est recouvert de velours noir brodé, sous laquelle se cachent plusieurs personnes. Le groupe parcourt les rues en chantant et en dansant. Le public réagit en applaudissant aux péripéties du boeuf. Souvent, le bumba-meu-boi sert de prétexte à des scènes de satire sociale, reprenant par là la tradition carnavalesque du renversement de l'ordre établi.

 


13.06.2009

O MUNDO É DA COR QUE A GENTE PINTA!

O MUNDO É DA COR QUE A GENTE PINTA!


Quando a Caravana de Comunicação e Juventudes saiu de várias cidades do Nordeste, em Janeiro 2009, era para levar as vozes e as demandas dos jovens nordestinos para o “mundo”, fazendo diversas paradas antes de se juntar em Teresina, de onde pegaram a estrada para o Fórum Social Mundial que ocorreu em Belém-PA.

O forte da Caravana foi a diversidade de lutas e de modos de expressar as reivindicações políticas e sociais dos jovens nordestinos. A bordo da Caravana estavam 200 jovens de horizontes bem diferentes e com histórias, acúmulos e práticas políticas diversas. Se cada um tinha uma mensagem que queria trazer ao mundo, os seus jeitos de comunicar esta mensagem eram diversos. Embora a diversidade às vezes trouxesse dificuldades, sempre foi um aprendizado. O mais importante é reconhecer os jovens como seres autônomos, que têm linguagens e modos de interagir próprios e que não podem encaixar-se dentro de uma só categoria. Se todos queriam gritar ao mundo a sua existência, a sua opinião e a sua realidade, o modo de fazer foi bem diferente. Como o coloca Vandinha, de Crateús-CE, a Caravana permitiu aos jovens de “perceber o quanto a juventude precisa acordar para a alienação em que atualmente vivemos" e que era « preciso voltar o nosso grito nas ruas para as pessoas saberem o que queremos, e quem somos.»

A ocupação do espaço público foi uma das grandes vitórias da Caravana, sendo com os cortejos que invadiram as cidades atravessadas (mas também o próprio terreno do Fórum Social Mundial), os grafites que os jovens deixaram nas ruas de Belém ou as ondas que Radio Livre-se ocupou em Soinho-MA. Como o diz Ricardo, de Fortaleza-CE, lembrando o poeta “o que temos não é um novo caminho, mas sim uma nova forma de caminhar” e esta ocupação do espaço público é uma nova forma de caminhar para jovens a quem muitas vezes é negado o estatuto de ator político com vontade e reivindicações próprias. Mas não é suficiente ocupar. Também é preciso comunicar. E foi isso que os jovens fizeram, tomando a arte ou as mídias alternativas como expressão da suas reivindicações: grafite, teatro, fotografia, musica, circo, fanzines, rádios livres ou ainda vídeos ou blogs. Além da diferença de meio de expressão, a palavra comum era “a ocupação dos espaços, ocupação das cores, gêneros, dos tudos, dos nadas, dos amores, dos abraços, dos tempos, dos silêncios, dos gritos” (Micinete, Fortaleza-CE)

Os cortejos
Quando os jovens saíram nas ruas de Caixias-MA ou de Ouricuri-PE para irem ao encontro do povo, eles se re-apropriaram do espaço público como lugar de reivindicação política e social. Como o diz Loro, de Fortaleza-CE, “Ocupe! a rua é sua!”. Não é anódino, não foi à toa o fato da Caravana ter organizado várias saídas nas ruas. O mundo das mídias tende a concentrar as lutas políticas dentro de lugares fechados, difíceis de acesso: parlamento, prefeitura, instituições, etc. A imagem da política é que tem que se ter uma expertise grande e que não é assunto para qualquer, propondo um modelo fechado, onde existem poucas possibilidades de expressar se fora dos canais oficiais. Organizando cortejos, a Caravana conseguiu chamar o povo onde passava, conseguiu atirar a atenção sobre o fato do espaço político pertencer a todos e da urgência de retomar posse dele. Fazer um cortejo festivo é mostrar a possibilidade de reconstituir os espaços públicos, coletivos, os grupos e a nova sociedade. E mostrar também que não se tem que esperar ser chamado para poder ter uma atuação política. E dizer, como a Lucineide de Fortaleza-CE: “não, a gente não quer que seja assim, quer que mude as coisas, quer ter vez e voz”,”

O grafite
Também é o que quiseram fazer os jovens que se expressaram com o grafite. Alem de grafitar os seus modelos, eles também deram oficinas sobre o significado de pintar os muros da cidade. O grafite é o perfeito exemplo de uma expressão artístico-politica. Ele se expressa através de territórios apropriados em que pessoas, que não têm voz nem vez, se expressam, demonstrando que estão e são da sociedade, mesmo que expressando sua insatisfação. Mas também podem ser entendidos como arte pura, expressão daqueles que estão à “margem” da sociedade. Considerando que todos têm capacidade para se expressar artisticamente, os desenhos expressam, também, significados enigmáticos e poder da resistência, do resistir à dominação e à desigualdade social em que vivem, na maioria das vezes, pichadores e grafiteiros.

Entre os jovens da caravana, nem todos fazem grafite com conteúdo diretamente político, mas todos consideram que o fato de grafitar é um ato político em si. Para eles, é importante se re-apropriar das paredes, dos muros, das ruas, como espaço de vida, mas também como espaço de criatividade.

Os fanzines, os blogs e a radio livre
Ao utilizar meios alternativos de comunicação, os jovens enviaram uma mensagem clara às grandes mídias: estão fartos de ser invisíveis e de não ter voz. Alem de querer expressar-se e mostrar a sua desconfiança nas mídias tradicionais, os jovens também mostraram criatividade. Quando iniciam jovens e crianças na arte de fazer um blog ou um fanzine, os participantes da Caravana demonstram que é possível expressar-se de um modo alternativo, com poucos recursos. A utilização da internet como modo de transmitir as informações que eles consideram importantes também mostra a ocupação de um espaço político, o da Web, que é um espaço sem começo nem fim e que permite alcançar um grande numero de pessoas, colocando um conteúdo livre num suporte livre.

Do mesmo jeito, quando a Radio Livre-se instala em Ouricuri-PE ou Soinho-MA, ou na Aldeia Alternativa do Fórum Social Mundial, também mostra que as ondas não pertencem só às grandes redes de mídias, mas que cada um tem direito a utilizar estas ondas para difundir um conteúdo de qualidade, próximo aos cidadãos, e sem propósito comercial.

Conclusão
Utilizando a ocupação das ruas, das paredes, e dos meios de comunicação para levar as vozes dos jovens do Nordeste, a Caravana mostrou que no coletivo e na diversidade pode-se encontrar um novo modo de caminhar. Pode-se dizer que na sua multiplicidade, tanto de perfil dos jovens como nas atuações que eles tiveram, a Caravana se aproximou ao que Deleuze chamava de rhizome.  O rhizome é uma planta de crescimento horizontal, crescendo e desbordando pelo meio, sem centro hierarquizado e, sobretudo, pontos de entrada e saída múltiplos, sem prevalência de um ponto sobre o outro. Sem inicio nem fim, com ramificações que permitem a sua persistência depois de uma ruptura. A Caravana não foi uma mera ação, mas bem um processo múltiplo de conhecimentos, (...) um processo de muitas atuações formadoras e atuações políticas de mudanças para um outro mundo. Um mundo que é e será da cor que os jovens pintaram.

12:50 Ecrit par Zouchka dans Bouts de Brésil | Lien permanent | Commentaires (0) |

03.06.2009

Si les élections servaient à quelque chose...

Je me suis fait taguée l'autre jour. On me demande mon avis sur les prochaines élections européennes. Plus particulièrement on me demande:

C’est quoi l’Europe pour toi ? Que peux-tu écrire à tes lecteurs pour les encourager à aller voter dimanche 7 juin ? Quelle liste représente les idées que tu veux voir défendre au Parlement européen ?"

J'avais écrit un petit texte sur les élections belges, et les européennes, et le fait que, vu le merdier dans lequel est la Belgique, de par ses bagarres entre chiens francophones et chats flamands (ou l'inverse, peu importe, on peut parler de girafes francophones et de chacals flamands aussi), les élections européennes étaient un peu le cadet de mes soucis. Je suis plus préoccupée par la possibilité que la Région Bruxelloise soit gouvernée par le Mouvement Réformateur (libéraux) que par le fait de savoir quel parti aura le plus de représentants au parlement européen.

Ca ne veut pas dire que je ne m'intéresse pas à l'Europe, non, je m'y intéresse (d'ailleurs, si en rentrant je pouvais être engagée à la commission ou au parlement ça me plairait assez). C'est juste que je ne m'identifie plus (mais plus du tout - ou alors, je ne m'y suis jamais identifiée?) avec les politiques mises en place par l'UE (que ce soit l'élargissement à outrance, la politique d'éducation, de coopération internationale, de concurrence, d'énergie, de développement durable, d'emploi, de relations extérieures ou de sécurité, la PAC, et ainsi de suite - je peux vous faire la liste des 24 DG si vous voulez). J'avais aussi eu une réaction de rejet absolu face au projet de constitution européenne (j'aurais d'ailleurs bien aimé qu'on puisse donner son avis par referendum en Belgique). Je ne suis pas non plus d'accord avec l'adhésion de la Turquie. Donc, Zoé, pas très chaude pour l'Europe.

Si je pense que la Belgique est sans doute mieux dans l'Union qu'en dehors, c'est surtout parce que je ne vois pas très bien ce qu'elle ferait en dehors. Plutôt un acquiescement de "contre mauvaise fortune bon coeur" donc.

Mais tant qu'à faire, je me dis que si ma voix peut permettre un changement en mieux, pourquoi ne pas voter? (d'autant plus que le vote est obligatoire en Belgique) Même si je crois que les élections ne servent pas à grand chose, je me dis que pas d'élections c'est encore pire, donc, votons, votez, vote cher lecteur... Lève toi et vote ce dimanche.

Par contre, je ne crois pas que le Parlement européen ait grand chose à dire. Même s'il y a renforcement progressif de ses pouvoirs, il n'a guère qu'un simili-pouvoir, impuissance renforcée par la multiplicité de tendances qui le compose. Et c'est donc bien difficile de trouver un parti qui représente exactement ce que je pense. Il y en a bien certains qui me correspondent plus, mais aucun dont le programme me laisse baba. Du coup, c'est un peu par élimination que je choisirai le parti qui me correspond le mieux: plutôt à gauche, plutôt décroissant, plutôt social, plutôt égalitaire, plutôt anti-machiste, plutôt anti-capitaliste, plutôt cohérent et "systémique" dans sa façon d'appréhender les défis planetaires... Pas facile à trouver n'est-ce pas?

Enfin, pour terminer, cette petite phrase qui titille un peu mon côté anar: si les élections servaient à quelque chose, ça ferait longtemps qu'elles seraient interdites.

des actrices sociales

L'autre jour, lors d'une réunion avec différentes ONG, nous discutions du futur réseau qui serait mis en place entre ces organisations. Il était question de la vision, mission et objectifs de ce réseau. La mission commençait par ces mots: "sensibiliser et former les acteurs sociaux au développement durable...". Margarida, présidente du Mouvement des Femmes Travailleuses Rurales a protesté. Elle demandait à ce que soient mentionnées les "actrices sociales". Elle y tenait. Pour la plupart d'entre nous (moi y compris), il semblait évident que le terme "acteur social" désignait des groupes, des associations, des entités, et non pas des gens. On ne parlait ni d'hommes ni de femmes donc et il nous paraissait normal que le terme était invariable (et qu'on devait donc parler uniquement d'acteurs). Nous avons commencé à plaisanter sur le sujet, féminisant d'autres mots comme le mots "groupes" qui en portugais se dit "grupos" et donc pouvait être féminisé en "grupas". A un moment, dans la réelle intention de trouver une solution satisfaisante (mais non sans malice), j'ai proposé qu'on utilise le terme "société civile", qui était féminin. Margarida s'est levée en disant qu'elle n'aimait pas du tout ces petites plaisanteries.

L'incident a alimenté les conversations du groupe pendant le reste de la journée, chacun se demandant si elle avait eu raison de s'énerver, ou si, lorsqu'il est d'autres combats (contre la violence notamment), il n'était pas un peu contre-productif de s'énerver pour ce genre de chose. Pour ma part, j'ai surtout déploré le fait que l'incident allait surement être raconté maintes fois dans le futur, et qu'une nouvelle fois les féministes allaient passer pour de gentilles hystériques. Mais je me suis aussi demandé si la focalisation sur la féminisation des noms (de façon un chouia exagérée), n'était pas un moyen de continuer le combat et de se donner l'impression de gagner alors qu'on avait perdu de nombreuses batailles (comme lutter contre le machisme de l'église catholique dont Margarida est une fervente adepte par exemple).

27.05.2009

Beauté

C'est un coup de coeur: je ne peux que relayer ceci

Je trouve ça magnifique... enfin... voila... à vous de juger.

22:13 Ecrit par Zouchka | Lien permanent | Commentaires (1) |

26.05.2009

Avancement des travaux

Les choses avancent petit à petit: ma to-do-list s'est réduite à 4 choses à faire. Mais je n'ai fait que la plus facile, évidemment. Et une tâche par jour c'est largement insuffisant.
A part ça, c'est la saison des pluies, et la maison, qui est déjà humide par temps sec, est devenue un véritable nid à moissisures: il y en a même sur les taies d'oreiller c'est dire!!! (... que je bave beaucoup en dormant). J'ai donc du faire une méga lessive (pas à la main, mais à la machine... quel luxe et quelle libération quand même) au Serta. Mais le ciel n'était pas d'accord et il a plu 6 heures de suite. Et pas de la petite pluie. Résultat des courses, le linge est mouillé et je n'ai pas de draps pour ce soir. En plus, en pendant le linge dans la cour, j'ai réveillé les guêpes dont le nid est accroché à l'une des cordes et elles ont l'air un peu énervée. Alors que je pensais laisser ces bestioles tranquilles, je commence un peu à paniquer (enfin, à ne pas être trop à l'aise), ce qui fait que j'ai été voir le voisin. Qui a proposé de voir ça demain matin, quand elles seront calmées, et de brûler le nid. Hum... je me réjouis d'avance. Finalement, les voisins c'est sympas pour buter les bestioles. A part ça...

Et maintenant que je suis chez moi, je vais manger le reste de sushi d'hier.

C'était les petites nouvelles de la journée.

18:48 Ecrit par Zouchka dans Le boulot | Lien permanent | Commentaires (0) |

25.05.2009

De l'accélération du temps

Aujourd'hui, comme presque tous les lundi, j'ai été chez le dentiste.

Je n'aime pas me lever tôt, je n'aime pas les embouteillages matinaux de Recife, je n'aime pas quand les routes sont rendues glissantes par la pluie. Mais aujourd'hui, il ne pleuvait pas. Les automobilistes étaient donc encore plus fous que d'habitude. Dépasser par la droite, grands coups de klaxons, collage au cul, petite queue de poisson.

Finalement je suis arrivé à 9h03. A l'heure donc. Je n'ai pas encore trouvé le chemin qui me permettrait de passer derrière l'Hospital da Restauração plutôt que devant. Je trouverai la dernière fois que j'irai.

Un monsieur agé et un couple sont déjà dans la salle d'attente. Ça m'agace un peu. Que font-ils là alors que c'est mon tour et que j'en ai pour 1 heure au moins. Je n'ai pas de livre. Je joue à un bête jeu sur mon gsm. Le vieux monsieur regarde la télévision sur son téléphone portable. Il change de chaine tout le temps et ça grésille. Ça aussi ça m'agace. D'autant plus que je dois normalement me faire un peu charcuter la gencive, ce qui signifie manger du mou et du liquide, froid ou glaçé pendant 48 heures et je suis donc susceptible. Finalement, Suylan (c'est le nom de la dentiste... hommage à Dallas?) me fait entrer. Pas de chirurgie aujourd'hui. Chic. Je pourrais aller m'acheter des sushis au Pão de Açucar après la séance.

Ca dure longtemps, c'est plus désagréable que les autres fois, j'ai la bouche pleine d'eau. Pourtant, je ne déteste pas aller chez le dentiste. Allongée, ne penser à rien, ou plutôt à tout, vaguement s'assoupir, écouter la radio au loin. Et puis se lever, la bouche endormie et déformée. Descendre les sept étages, reprendre la voiture et se glisser lentement dans le traffic, les voitures, les motos, les vélos, les klaxons.

J'ai acheté des sushi. Et de la confiture d'orange. Et du pesto de tomate. Je fais une fixation sushi ces derniers jours. J'en ai mangé trois fois en 10 jours. Alors qu'avant j'en avait mangé 3 fois sur toute ma vie...

Puis j'ai été poster ma procuration pour les élections. J'ai trainé pour la poster. Du coup j'ai du payer le prix fort. Tout ça pour voter pour des élections qui ne changeront sans doute rien au schmilblik. En regardant les listes, je constate la présence d'une ex-amie sur une des listes. Décroissanteuse.

J'ai révassé dans la voiture en rentrant. Il était déjà 13h30. Le temps de manger et il est 15h. Plus envie d'aller au Serta. Je téléphone pour savoir si mes collègues sont là. Non. Je reste chez moi donc. Les sushis sont exquis. Roland Garros suit son court, le nid d'abeilles (ou d'insectes similaires) est toujours pendu à la corde à linge dans la cour.

J'ai pris une douche. Quand on ouvre l'arrivée d'eau de la rue, la pression est énorme, tellement que les tuyaux dans la cour ont éclaté. Le mur est imbibé. J'aime bien prendre une douche quand le jet est puissant. Mais l'eau a une odeur étrange et aujourd'hui elle avait la couleur de la terre.

Les petites fourmis sont de retour. Elles envahissent mon ordinateur, ma table, les recoins derrière les murs. C'est étonnant.

Je n'ai pas beaucoup travaillé aujourd'hui. Je suis fatiguée. J'ai encore 5 tâches dans ma to-do-list. A faire de préférence avant jeudi matin.

Jeudi midi je pars à Fortaleza. Quinze jours. Réunion d'évaluation du programme puis formation. Une formation en fin de contrat. Intéressant. Je me réjouis. Pas de la réunion, mais de la formation. Et de voir A. et M. et de passer un peu de temps, une soirée, une après midi sans doute avec M.M. et L. que je verrai sans doute pour la dernière fois.

C'est triste les dernières fois. Et c'est la saison. Le temps s'accélère, les journées passent plus vite, le temps qui reste diminue. Et le nombre de choses à faire augmente. Proportionnellement.