18.11.2008

puanteur

Bon, jusqu'ici j'en ai parlé avec une certaine légereté, mais cette histoire d'eau, ça me mine.

Dimanche soir, avant d'aller à Recife, j'avais laissé ouvert le robinet d'eau de distribution, histoire que si de l'eau arrivait, ça remplisse mon réservoir au moins un petit peu. Quand je suis rentrée hier soir, rien. Visiblement pas une goutte n'avait coulé. Et le petit monsieur qui vend l'eau minérale et l'eau en bidons n'en avait plus non plus. Ce qui fait que depuis hier, j'ai juste 5 litres d'eau. Un demi seau. Et je peux vous assurer que c'est pas énorme.5 litres, pour faire la vaisselle, se laver les pieds, les dents, la chasse d'eau.

Je me suis donc lavé les dents à l'eau minérale. Et j'en suis réduite à ne pas tirer la chasse d'eau. D'où le titre de ce billet. Ce n'est pas tant chez moi que ça pue en fait. Mais j'ai l'impression que la sécheresse fait tout puer. Et c'est pas agréable de se réveiller le matin avec une odeur d'égouts.

Donc, jouer à qui consommera le moins d'eau, c'est marrant un moment, mais quand on se dit que ça va durer comme ça pendant trois mois encore, c'est déprimant. Même si je pense que je devrais pouvoir m'arranger... en remplissant mon grand seau de 80 litres je devrais pouvoir tenir quelques jours à chaque fois.

Enfin, il y a sans doute des gens qui sont bien plus mal lotis que moi de par le monde, mais je suis une européenne biberonnée à l'eau courante en tout temps moi... Donc, c'est difficile.

 

 

17.11.2008

à la demande générale...

... du mec avec un blog.... Et c'est vraiment parce qu'il l'a demandé gentiment, parce qu'avec la connection que j'ai, les uploads, c'est coton...

Je soupconne la première d'être une reprise de la version de la seconde... J'aime bien les deux. Mais elles ne retranscrivent pas exactement le côté gauchiste. Juste le côté histoire d'amour. Parce qu'en réalité, c'est une vraie chanson d'amour Bella Ciao...

Yves Montand aussi a chanté en son temps cette chanson. Et Thomas Fersen aussi, mais bon...

Pour ma part, j'aime assez la version de Milva, classique.

Bonjour à toi le mec avec un blog.


podcast


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16.11.2008

Pente et loupiotes

En revenant de Bruxelles, j'ai ramené quelques exemplaires d'une superbe petite galette. Il s'agit de La Pente/Loupiotes, de Benjamin Franklin, premier disque du jeune label bruxellois Lexi Disques.

image006.jpgIl s'agit d'un bel objet, fait main, à la pochette sérigraphiés (design par Serena Emiliani) et recelant plein de petites surprises.

Hybride, une face 33t et l'autre 45t, le disque a pour ambition de faire découvrir l'univers de Benjamin Franklin et surtout, le chemin parcouru entre deux morceaux, l'un enregistré en mai dernier, par une charmante après midi de printemps, pas loin d'un canal bruxellois, l'autre enregistré il y a plus de 10 ans. Entre les deux, une histoire.

Si La pente est d'abord un peu plus rêche, une écoute multiple permet d'en percevoir une certaine mélodie, et l'on se prendrait presque à fredonner. Ce n'est en effet qu'après un peu de temps qu'on peut voir clair dans le "chaos organisé" du morceau.

Loupiotes est lui un morceau plus directement poppy. Quelques minutes de pur bonheur casiotique, illustrant bien le travail de BFKN à ses débuts. Une jolie ballade courte et efficace.

C'est donc avec un plaisir croissant que s'écoute ce petit disque.

Et il y a même une version Noël qui est disponible, toute empailletée... N'hésitez pas à passer vos commandes.

Arrêtez-nous, nous sommes des terroristes de l’ultra-gauche !

Le texte suivant est repris sans complexe ni autorisation préalable de là: http://ultragauche.wordpress.com/2008/11/16/arretez-nous-...

merci à eux...

Arrêtez-nous, nous sommes des terroristes de l’ultra-gauche !

Nous aussi, nous avons manifesté dans notre vie,
Nous avons même manifesté contre la guerre et pour la paix dans le monde,
Certains d’entre nous ont même manifesté à l’étranger, et certains aux Etats-Unis,

Nous aussi, nous habitons ou aimerions habiter un village de 300 habitants,
Nous avons même imaginé vivre et habiter à la campagne et devenir épiciers,
Certains d’entre nous aimeraient reprendre une vieille ferme et planter des carottes,

Nous aussi avons des ordinateurs portables et des connexions Internets,
Nous avons même créé des blogs politiques et associatifs,
Certains d’entre nous connaissent même des sites libertaires ou anarchistes,

Nous aussi, nous possédons une carte des chemins de fer et destinations de la SNCF,
Nous avons, pour les plus jeunes, une carte 12-25 ans pour voyager moins cher,
Certains d’entre nous ont même été importunés par les voies ferrés dans leur promenade du dimanche,

Nous aussi, nous avons des livres à la maison,
Nous avons même des livres politiques qui expliquent comment renverser le système capitaliste,
Certains d’entre nous ont même écrit des livres subversifs expliquant comment organiser une action militante

Nous aussi, nous aimons la nature,
Nous avons même toutes et tous pensé faire de l’escalade pour profiter des paysages de montagne,
Certains d’entre nous ont même, dangereux qu’ils sont, des mousquetons et un casque d’escalade,

Nous aussi, nous sommes allés à l’école,
Nous avons même essayé de faire des études, voire beaucoup d’études,
Certains d’entre nous ont même obtenus leur diplôme BAC+5.

Nous sommes toutes et tous des terroristes de l’ultra-gauche : Arrêtez-nous !

Ce texte est repris sans complexe ni autorisation préalable de : http://ultragauche.wordpress.com/2008/11/16/arretez-nous-nous-sommes-des-terroristes-de-l%E2%80%99ultra-gauche/#comment-3

merci à eux...

P'tits jus et cuzcus

Ce billet est un billet spécial pour ma grand-mère qui se demande toujours ce que je peux bien manger dans ce pays lointain.

Depuis que je suis au Brésil, je pense que j'ai mangé plus de fruits que sur toute ma vie en Belgique. Il faut dire que s'ils sont pas très forts pour CIMG2144.JPGles légumes (pas grand choix, à part les crudités, choux, potirons, carottes, et le trio gagnant manioc, patate douce, igname), en fruits par contre, c'est Noël et Carnaval en même temps.

Parmi mes préférés: l'abacaxi (ananas), la graviola (euh... voir la photo), la papaye, les melons, les mangues, les maracujas (voir photo aussi: c'est le fruit de la passion).Je me regale avec des gros jus multifruits, ou bien en les mangeant tels quels.

CIMG2142.JPG

Voici mon top five des jus:

- ananas menthe: le mélange entre le goût sucré de l'ananas et la saveur fraiche et piquante de la menthe est exquis. Vraiment bon.

- graviola, maracuja: un peu long à réaliser parce que ces deux fruits sont remplis de graines, le jus a un goût acidulé vraiment rafraichissant.

- papaye, banane, melon: un classique, basique je dirais. Un bon gros jus de petit déjeuner

- maracuja, ananas,pastèque: un peu plus léger que le précédent.

- acerola: des espèces de petites cerises, acidulés, très courant.

A part ces petits jus, comme je n'ai toujours pas de cuisinière, je me contente de cuisiner avec mon cuit-vapeur avec lequel je peux me préparer le traditionnel cuzcus. Pas de la semoule comme le couscous de chez nous. Leur cuzcus est fait à base de mais en fait. Ils en sont absolument fans et le cuisent à la vapeur. Ce que je fais aussi. C'est assez bon cuit au lait de coco, ou alors à l'eau, avec un peu de sel et du fromage type mozzarella et des bananes cuites. Ca semble une combinaison assez bizarre mais c'est vraiment exquis.

Par ailleurs, comme je mange chaud et complet au SERTA à midi, le soir je me contente le plus souvent de pain et fromage, avec un jus. Ou alors une petite salade tomates-fromage.

Je me débrouille quoi, mais je suis quand même impatiente de recevoir ma cuisinière, parce que c'est limité quand même comme menu.

Bonjour grand-mère.

 

J'ai testé pour vous: le mariage évangéliste (ou évangélique??)

Ce samedi soir, j'étais invitée au mariage de Tatiana, la soeur de ma collègue Virginia. La famille de Tatiana et Virginia est pratiquante. Ils fréquentent la Assembleia de Deus, l'église évangéliste.

Vers 19h donc, j’arrive à ladite assembleia, cahotée dans mon char que je gare n'importe comment et un chouia boudinée dans ma robe (hum, trop de carne de xarque et de gâteaux d'anniversaires).

Une trentaine de personnes attendent sur les marches de l'église, la mariée n'est visiblement pas encore arrivée. Je suis un chouia mal à l'aise parce que je ne (re)connais personne. C'est dans ces moments-là que je me dit que les gens doivent vraiment se demander ce que je fais là, d'autant plus que je suis, à ma connaissance en tout cas, la seule étrangère du bled. Et puis je dois avouer que j’ai une certaine réticence par rapport aux évangélistes.

Les Assemblées de Dieu ou ADD sont la plus large dénomination pentecôtiste du monde. En 2005, selon ses instances internationales, le mouvement regroupait quelque 52,5 millions de membres au sein de l’Association mondiale des Assemblées de Dieu. Ces estimations apparaissent à d'autres observateurs fortement sujettes à caution et la réalité se situerait plutôt aux entours de 11 à 13 millions. Le mouvement se trouve particulièrement implanté en Amérique latine, notamment au Brésil où les crentes (croyants) seraient selon les sources de 3 à 8 millions. (source : wikipedia)

Je me poste donc dans un coin pour observer les préparatifs qui vont bon train. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas été à un mariage, à l’église en tout cas, et je dois avouer que je me sens un peu débraillée, malgré ma toute belle robe et mes belles chaussures. Il faut dire que les dames présentes ont toutes sorti leurs plus beaux atours, et, même si je trouve qu’elles en font quand même un peu trop, elles sont plutôt charmantes. Tout comme les petites filles d'honneurs qui sont superbes dans leurs répliques de robes de mariée, ainsi que la petite habillée en rouge qui porte un panier rempli de pétales de roses, et le petit garçon d'honneur qui prend très au sérieux son rôle. La maman de la mariée dit un gentil mot à tout le monde et les photographes s’affairent à installer les lumières. C’est finalement deux par deux que la suite entre dans l’église, sous lCIMG2155.JPGes feux des caméras et des flashs, et se mettent en place pour attendre la mariée.
Finalement, vers 19h30, la mariée arrive, mais doit patienter un instant dans la voiture, le temps que les photographes installent leur matériel. Elle a l’air plutôt stressée tout comme son père qui a l’air fort ému. La mariée est superbe, sa robe somptueuse, et sa traîne bien longue (au moins deux mètres de tissu qu’une dame n’arrête pas de remettre en place alors qu’on photographe s’énerve parce qu’elle lui bouche la vue.)
Lorsqu’il voit arrivée la mariée, le marié ne peut retenir ses larmes, ce qui fait pleurer la mariée en retour. Amusant.
Maintenant que tout le monde est en place, le pasteur peut commencer son prêche et c’est là que je commence à jouer avec mon GSM. Je ne peux décidemment pas supporter cette vision où la femme mariée devient soumise à son mari qui, selon le pasteur, est la tête du couple. La femme mariée doit rester au foyer et s’occuper de sa maison et son mari est responsable de son bien-être. Ce genre de discours me donne des boutons, et je me dis que la femme qui se marie dans ces conditions renonce à bien des choses. Enfin bon. On ne me demande pas d’adopter ce mode de pensée.
Après la cérémonie, l’échange d’alliances et les chants en live, tout ce petit monde se rend à la réception. Je m’enquiers de l’heure à laquelle se termineront les festivités et on me répond que ça ne terminera pas tard, car c’est un mariage évangéliste. Et les évangélistes, ils ne sont vraiment pas fête : ils ne boivent pas, ne dansent pas, ne fument pas, n’écoutent qu’à peine la radio, font un usage parcimonieux d’Internet, évidemment ne batifolent pas avant le mariage. Ce qui fait que la réception est un chouia calme, pour ne pas dire ennuyeuse. CIMG2161.JPGLes invités sont disposés par tables de quatre, les horribles chanteurs de la messe poussent encore la chansonnette, des serveurs viennent apporter des mini coxinhas et autres petits beignets salés, ainsi que des verres de limonade qui ont un peu perdu de leur pétillant. Tout est bien joli mais un peu figé, les gens restent à leur place et attendent que les mariés viennent les saluer et les remercier de leur présence. Après les petits beignets vient le gâteau, et puis tout le monde s’en va. Il est 23h30. Au moins on est sur que personne ne subira d’alcootest positif. Mais je me dis que ces gens là ne savent décidemment pas faire la fête. Je fais d’ailleurs bien rire Chico, mon collègue, quand je lui dis « Mais alors, ces gens là ne font rien ???? »
Je suis donc sagement rentrée chez moi, emmenant un petit montage floral en souvenir. J’espère qu’à mon prochain mariage brésilien, il y aura quand même de la cachaça et une piste de danse.


15.11.2008

Piaui et Caros Amigos

Ceux qui me connaissent savent que j'aime les revues. Partout où je vais, il faut que je me trouve des revues. Pas n'importe lesquelles évidemment. Des revues intéressantes. C'est à dire un poil politique, culturel, musical, social. Ce genre de trucs. Et pour ne pas faillir à la tradition, quand je suis arrivée au Brésil, je me suis mise en quête de chouettes revues.

C'est à la Livraria Cultura que j'ai trouvé mon bonheur.

Trois belles revues, juste ce qu'il faut de gauchiste.

piaui.jpgPiaui

Bien imprimée, un format intéressant, de chouettes photos, des grands articles d'investigation, des BD. C'est asses chouette à lire.

Dans les deux derniers numéros, un reportage sur la production de cannabis au Maroc, une nouvelle de Nabokov (Natacha), des poèmes de Cortazar, un article sur les transplantations d'organes et les magouilles du mileu, le journal d'une balayeuse de rue à Rio, le Hamlet de Gotlib. Tout ça avec un brin d'impertinence. A conseiller.

 

 

Caros Amigoscapa_138.jpg

Plus gauchiste, un format presque carré, un papier rugueux, un ton plus noir. Le numéro du mois dernier consacrait son dossier mensuel à la Dictature Militaire, mais aussi sur l'impunité et la lutte pour que les tortionnaires soient punis. Un chouette article aussi sur la directive retour européenne et les préjugés dont sont victimes (mais aussi porteurs) les sans-papiers. Un autre sur la crise financière. Une revue intéressante donc. Sérieuse.

 

 

J'ai aussi acheté un exemplaire de la Revista Forum, Outro mundo em debate, qui est comme vous l'aurez compris, la revue liée au Forum Social Mondial. Je vous en dirai plus une prochaine fois, parce que j'avoue que je n'y ai encore jeté qu'un coup d'oeil distrait.

Et puis aussi le Monde Diplomatique édition brésilienne.

Un samedi après midi

Suis un brin de mauvais poil là... J'ai chaud, j'ai soif, les gens qui devaient venir voir pour installer les crochets pour mon hamac ne sont pas venus, je dois aller à un mariage dans deux heures et je ne suis absolument pas prête, je passe beaucoup trop de temps sur FB, je n'ai pas encore terminé le projet que je devais écrire, j'ai bu trop de café. Et en plus, je 'ai pas trouvé de jerrycan pour l'eau. Parce que figurez vous que les jerrycans ma bonne dame, et bien ils sont vendus sales!!!! Et comment voulez-vous nettoyer un jerrycan sale quand vous n'avez pas d'eau??? Il s'agit pour la plupart de jerrycans de seconde main, et dieu sait ce qu'il y avait dedans. Si c'est pour que ça pue pendant des semaines, non merci. Je me demande comment les gens font. C'est ma grande interrogation. Du coup, après avoir fait tout Gloria do Goitá pour trouver un contenant fermé, j'ai du me résigner à acheter de l'eau qu'on est venu transvaser dans mes deux seaux.

Je sens que je fais fomenter une révolution dans ma rue. Je ne comprend pas comment les gens peuvent se laisser faire comme ça. Continuer à payer pour de l'eau qu'ils n'ont jamais. Pffffff..... Pffff....

13.11.2008

Voila c'est fini

Aujourd'hui, j'ai testé pour vous la fin de l'eau. En effet, mon réservoir est vide. Et comme lundi et mardi, il n'y a pas eu d'eau courante aujourd'hui. Pas une goutte. C'est à dire que je n'ai même pas pu remplir de seau.
C'est pas que c'est la fin des haricots, mais quand même, se retrouver face à un robinet désespérement non coulant, alors qu'on a la bouche pleine de dentifrice et que l'eau du dernier seau qu'on a réussi à remplir n'inspire confiance que pour la chasse dez vécés, avouez que c'est uncool...

Enfin... Je suis bonne pour aller acheter un gros jerrycan et aller le remplir au robinet puclic tout en priant Dieu (comme les autres gens de ma rue...) que la COMPESA décide enfin de nous accorder un peu plus de liquide bleu.  Et prendre mes douches au boulot... Et faire mon café et ma popotte avec de l'eau "minérale"

Samedi on devait venir réparer ma douche, mais je pense que ce ne sera plus nécessaire. Il n'y a de toute façon plus l'eau courante. Je continuerai donc à prendre des "banho de cuia"...

Voila... je suis quand même un peu déconfite... et je tenais à vous le faire savoir.


podcast

12.11.2008

I should be so lucky